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«Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peux faire»
F Nietzsche
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Gazette de la coccinelle
L’application du coaching au quotidien
    N° 12 -  hiver 2012 - 
Communication Claire et Précise - 
d'où viennent les inférences - extensionnel / intensionnel - 
relation entre langage sentiments et actions

La carte et le territoire
Nous avons vu précédemment combien il était  important de faire la différence entre faits et inférences, les faits étant éminemment objectifs (à partir de l’objet), tandis que les inférences étaient éminemment subjectives (à partir du sujet) ;
Mais d’où viennent  les inférences ?  elles viennent de ce que la sémantique générale appelle l’ « orientation intensionnelle » d’une personne; l’orientation intensionnelle, avec un « s » et non un « t » et  à laquelle il ne faut prêter aucune « intention », c'est-à-dire  aucune « disposition d’esprit par laquelle on se propose délibérément un but » ; l’orientation intensionnelle représente ce qui se passe « à l’intérieur de la peau de quelqu’un », ce qui vient de lui et du plus profond de sa pensée ; l’orientation intensionnelle est opposée à l’orientation extensionnelle : qui parle de ce qui se passe en dehors de la personne, de ce qu’elle constate, des faits observables par tous ;
Faites l’expérience suivante ; prenez un stylo plume, et une feuille de papier de format A4, dans le sens de la largeur (paysage) : agitez le stylo au dessus de la feuille comme si vous essoriez de la salade ( !) afin que le papier soit taché d’encre ; pliez la feuille en 2  et rouvrez la feuille : montrez-la à votre entourage ; ceux qui vous décriront tous les animaux de la création ou les objets du quotidien, utilisent un langage intensionnel : ils vous parlent de ce qu’ils perçoivent à partir d’eux-mêmes, de ce qui se trouve en eux, comme si c’était observable par tous ; celui  ou celle (il y en a peu qui réagissent ainsi du premier coup) qui vous dira « ce sont des taches d’encre » utilise un langage extensionnel , le fait est  observable et vérifiable : objectivement ce sont bien des taches d’encre !

La publicité exploite la pensée intensionnelle ; ainsi, que vous évoque l’image  ci-contre ? En langage extensionnel : deux frites sur une assiette et une noisette de crème sur l’extrémité de l’une d’elle ; pas de quoi fouetter un chat ! En langage intensionnel : la  crème (qui ne contient que 4.9 % de matière grasse (c’est écrit tout petit en anglais) est plus légère que l’autre extrémité de la frite, que nous supposons bien grasse !
En résumé : extensionnel : ce qui est vraiment à l’extérieur de soi, qui se trouve dans le monde (les faits) ; intensionnel : ce qui est à l’intérieur de nous : la manière, de notre point de vue, dont les choses devraient être (les représentations, les inférences, les opinions, les jugements, etc…)
Je voudrais maintenant attirer votre attention sur le lien existant entre parole, pensée (dont sentiment, émotion) et action.  Nous savons que notre langage influe sur nos pensées  
et/ou sur nos actions et que nos pensées et/ou nos actions influent sur notre langage. Nous ne savons pas déterminer dans le processus, lequel influe sur l’autre en premier.
Par exemple une personne s’exprimera d’une manière bougonne si elle pense qu’elle a été traitée injustement. Après avoir mal parlé, elle peut ressentir de la honte et faire un effort pour se montrer plus agréable, ou présenter des excuses et expliquer pourquoi elle s’exprimait d’une manière grognonne. Cela pourra lui permettre de parler et d’agir d’une manière plus agréable. Encore une fois peu importe lequel influe sur lequel en premier ; le principal est de réaliser combien ils interagissent et influent les uns sur les autres.



Un autre exemple : l’histoire du garçon qui criait au loup ; vous connaissez cette histoire du jeune berger auquel le père confie son troupeau. Le garçon fait paître les moutons dans la montagne. Il s’ennuie tellement qu’il imagine un stratagème pour s’occuper : crier « au loup » afin que les villageois viennent le voir. Il répète l’opération plusieurs jours de suite, les villageois affolés à l’idée que le loup s’attaque au troupeau et au jeune garçon, montent dans les alpages et trouvent le jeune berger, hilare de la mauvaise blague qu’il leur a faite, riant de leur mine défaite. Jusqu’au  jour où un vrai loup, bien affamé, bien gros attaqua le troupeau ; le berger eut beau crier, les villageois crurent encore à une mauvaise blague et ne vinrent pas à son secours. La moitié du troupeau et le jeune garçon furent dévorés par le loup !
Ici, les appels au secours (langage) effraient les villageois (sentiment) et les amènent à secourir le berger (action), pour rien, puisqu’il n’y a pas de loup. A la fin les appels au secours (langage) laissent les villageois indifférents (pensée : il se fiche encore de nous, il n’y a pas de loup ! inutile d’aller à son secours.) et génèrent une action (continuons notre travail, puisqu’à chaque fois qu’il appelle au loup, c’est pour nous faire marcher).
Dernier  exemple, regrettable, l’insulte qui amène le coup de poing. Le remède est de différer nos réactions, objet de la prochaine gazette.
MPS décembre 2012